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Contributions sur les systèmes d’information et le réseautage dans la Santé.
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Contributions sur les systèmes d’information et le réseautage dans la Santé.
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jeu

jeudi 06 août 2015  -> Ecrire

maîtrise

Le développement des outils numériques engendre une mutation culturelle qui privilégie l’instantanéité, le réseau et le confort, au détriment de la réflexion, de l’écoute et de l’effort. Leur usage n’a de facile que le mode d’accès ou le mode d’emploi mais l’enjeu n’est pas de savoir les utiliser : il est de les maîtriser, c’est-à-dire de nous maîtriser. L’alternative serait l’esclavage confortable du « meilleur des mondes ».
Thierry Aumonier, La Croix, Août 2015

jeudi 04 juin 2015  -> Ecrire

Choix

Les sociétés humaines peuvent donc faire le choix du non-choix. Celui de la mise en oeuvre de ces techniques sans conscience ni débat. L’histoire, pourtant, nous montre que par le passé l’utilisation brutale des techniques n’a pas toujours permis l’épanouissement des nations. Dans ce cas, la réflexion préalable est non seulement nécessaire, mais impérative, tant il s’agit de définir quelles orientations nous souhaitons donner au projet humain.
Gilles Babinet – Big Data, penser l’homme et le monde autrement – p.244 – Ed. Le Passeur – 2015

jeudi 28 mai 2015  -> Ecrire

éthiques

[…] Même chose pour la robotisation : quand un nouveau robot est lancé sur le marché, il doit être approuvé par des comités éthiques chargés de certifier qu’il ne fera pas de tort à l’usager, qu’il ne blessera pas d’enfants, etc. Mais que notre monde se robotise à tout-va, avec des conséquences anthropologiques profondes, voilà qui échappe à la réflexion commune. Et ainsi de suite. Les petites éthiques servent donc essentiellement à mettre de l’huile dans la machine… pour mieux assurer la pérennité de cette dernière ! On aboutit, potentiellement, à une situation dans laquelle, dans le parfait respect de l’éthique individuelle, se construit sous nos yeux, et avec notre consentement aveugle, un monde que nous ne souhaitons pas réellement. Où est le problème ? Dans l’absence criante d’une institution politique capable de répondre à cette question très simple : quelle société désirons-nous ?
Mark Hunyadi – Entretien – Télérama 28/05/2015

jeudi 07 mai 2015  -> Ecrire

avantages et inconvénients

Le FOSS (Free Open Source Software) a trois avantages: le premier est que le caractère libre de ses logiciels permet une plus grande compatibilité et la récupération des composantes individuelles, ce qui tend à réduire le gâchis généré par les compagnies privées qui passent leur temps à réinventer la roue pour un usage privé. Le deuxième, c’est que la disponibilité des composantes donne davantage d’opportunités pour les start-ups et pour les ingénieurs désargentés. Le troisième, c’est que le caractère ouvert du code permet à n’importe qui d’isoler et de traiter des problèmes ce qui, grâce à sa robustesse de plus en plus grande, est particulièrement important pour les composantes de sécurité.

…et de ses inconvénients

Mais comme la faille Heartbleed l’a montré, ce caractère ouvert ne signifie pas forcément qu’un problème va être trouvé et résolu. Il faut que les utilisateurs prennent du temps et en fassent l’effort. Aussi, il existe une tension réelle et persistante entre les compagnies et les tenants du FOSS – un mélange d’attirance répulsion parfaitement illustré par l’expérience récente de Werner Koch.
En travaillant en dehors du système industriel, Werner Koch a pu programmer son logiciel comme il le désirait, mais le manque de ressources a fini par menacer le projet GPG (GNU Privacy Guard).
David Auerbach – Slate.fr – http://www.slate.fr/story/98575/open-source

jeudi 30 avril 2015  -> Ecrire

du monde

Autre illusion, nous serions aujourd’hui des citoyens du monde pris dans un immense processus de mondialisation. C’est oublier que nous opérons à partir d’ordinateurs dotés d’une adresse IP, ou de smartphones toujours « géolocalisés ». L’information reçue et accessible est triée et fortement dépendante de la localisation et une même requête sur un même navigateur ne produit pas les mêmes réponses selon le lieu où elle est effectuée. Sans cette illusion de l’information, l’honnête homme s’aperçoit que les mêmes événements sont présentés de manière tellement différente selon les lieux, quel que soit le supposé accès universel et objectif à l’information.
[…]
Il existe d’autres illusions comme celles du « sans peine » ou du « tout gratuit » qui n’engagent que ceux qui y croient.
Maurice Thévenet – Mutations et illusions – La Croix – 27/04/2015

jeudi 02 avril 2015  -> Ecrire

phrases et cinéma

C’est une question très sérieuse, et ce n’est pas un hasard si elle revient sur le devant de la scène. Ecrire l’histoire, ce n’est pas faire des phrases. Mieux vaut user de la métaphore cinématographique, et parler de l’écriture de l’histoire comme de l’écriture filmique, c’est à dire d’un art du montage, donc du rythme et du mouvement, une façon probe et efficace d’échafauder une intrigue. La question qu’un historien doit se poser à chaque instant lorsqu’il écrit est : où placer la caméra ? Faut-il faire voir des visages ou des paysages, être au plus près de l’événement tel qu’il fut vécu ou le survoler de haut, loin de l’expérience et de la conscience des acteurs ?
Patrick Boucheron – Télérama n°3399 04/03/15 – … comment on écrit l’histoire ?

jeudi 05 mars 2015  -> Ecrire

incompréhensible

Il est important de résister à cette novlangue utilisée dans l’entreprise sur fond d’anglicismes incompréhensibles (time-sharing, benchmark et autres personal branding) qui ne fait, au fond, que marquer l’incohérence entre le discours tenu et la réalité. Un certain nombre de mes patients utilisent aussi les nouvelles technologies pour se réapproprier le sens des mots, que ce soit avec des blogs ou des écrits personnels.
Cynthia Fleury – « Faire confiance à l’intelligence » – L’Express n°3320 p.50 18/2/2015

jeudi 05 février 2015  -> Ecrire

interlocuteur

Le verbe est le roi de la phrase. Donner tout de suite le verbe (assertion ou négation annonçant ce qu’il énoncera ou dénoncera), c’est offrir mon roi carte sur table, m’exposer à être interrompu ; c’est aussitôt considérer l’interlocuteur dans ce double signe de l’estime et du droit : il est intelligent, il peut m’interrompre ; c’est admettre par conséquent l’opinion contraire, à égalité de droit, bref la language française présuppose l’interlocuteur comme égal et respectable, elle implique l’espace de la démocratie;
Alain Borer – De quel ammour blessée – Réflexions sur la langue française – p.203 – Ed. Gallimard 2014

jeudi 01 janvier 2015  -> Ecrire

2015

Bonne année 2015

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confusion

Dans le même bain se multiplient les anacoluthes, c’est à dire des changements de sujet en cours de phrase : « Fourré à la framboise, les gourmants s’arrachent ce gâteau » …[…]ces métaplasmes révèlent, au fond, que l’on ne sait pas exactement de quoi l’on parle.
Alain Borer – De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française p.123 – Ed. Gallimard 2014

jeudi 04 décembre 2014  -> Ecrire

intrus

Pour moi, les objets connectés dans la maison doivent être légitimes, et pas des intrus […] On doit pouvoir contrôler ses données et rendre anonyme ce qui peut l’être. Sinon, ces objets amis peuvent devenir des objets poisons.
Jean-Louis Fréchin – Télérama n°3384 p. 30 – 19/11/2014

jeudi 06 novembre 2014  -> Ecrire

cyborg

Quand les prothèses mnésiques étaient activées, « l’amélioration de leurs performances était remarquables », témoigne-t-il. Il est ainsi parvenu à améliorer radicalement les résultats des rats lors de tests de mémoire.
IEEE Spectrum – New York 27 mai 2014 cité par Eliza Strickland dans Courriel International n°1251 du 23/10/2014