idée-s

Contributions sur les systèmes d’information et le réseautage dans la Santé.
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Contributions sur les systèmes d’information et le réseautage dans la Santé.
publiées sur
https://www.idee-s.info


jeu

jeudi 20 octobre 2016  -> Ecrire

erreur

La culture de l’erreur protège du sentiment de l’échec. Chaque élève effrayé par les sciences devrait apprendre que le savant est d’abord quelqu’un qui sait se tromper, que le progrès scientifique n’est rien d’autre, comme l’explique Bachelard, qu’une succession de rectifications.
Charles Pepin – Les vertus de l’échec – p.34 – Allard Editions 2016

jeudi 08 septembre 2016  -> Ecrire

Attention fragile !

[Crawford] invite à une éthique et à une écologie de l’attention, qui l’a considèrent comme notre bien le plus intime, fragile capacité quotidienne à donner du sens à notre vie, mais aussi comme un ressort du civisme (attention à l’autre), un bien commun à préserver, comme le silence, ingrédient essentiel du travail sur soi.
Dalibor Frioux – Pour une éthique de l’attention – Les Etudes n°4229 p.92 Juillet 2016

jeudi 04 août 2016  -> Ecrire

Seuls ensemble

Si les nouveaux modes de communication permettent sans conteste d’élargir les réseaux de sociabilité, ils s’accompagnent également d’un risque d’appauvrissement de l’échange. Exposer ses problèmes ou son mal de vivre, être à l’écoute, donner des conseils… exigent des modes de communication longs, qui impliquent totalement les protagonistes.
Philippe Moati – La société malade de l’hyperconsommation – p 157 – E. Odile Jacob – mai 2016

jeudi 07 juillet 2016  -> Ecrire

Sollicitude

On voit combien l’estime de soi relève de la relation, et particulièrement de la confiance. Pouvoir compter sur autrui est une capacité essentielle qui rend possible la confiance. C’est une capacité qui appelle la réciprocité: en effet, ce n’est pas simplement la personne vulnérable qui devrait compter sur l’aidant; c’est tout aussi bien l’aidant qui doit faire effort de s’appuyer sur ce que peut l’autre, et s’en faire le témoin. Cette dimension relationnelle de l’estime de soi est appelée par Ricœur la sollicitude, « où le recevoir s’égale au donner ».
Agata ZIELINSKI – être chez soi, être soi – Les Etudes – p.65 – Juin 2015

jeudi 16 juin 2016  -> Ecrire

chauffe et fume

Soit une entreprise française de 100 personnes. Selon l’Agence, chacun de ses salariés reçoit en moyenne 58 courriels par jour et en envoie 33. « L’envoi de 33 courriels d’un mégaoctet (2) à deux destinataires par jour et par personne génère des émissions équivalentes à 180 kg de CO2, ce qui équivaut à plus de 1 000 km parcourus en voiture. » Les cent salariés de l’entreprise lâchent donc tous les jours dans l’atmosphère l’équivalent de plus de 100 000 km en voiture.
[…]
Multiplier par dix le nombre de destinataires d’un message multiplie son impact climatique par quatre. Sélectionnons les destinataires. Ne répondons pas systématiquement « à tous ».
Laurence Cossé, Internet, qui chauffe et qui fume – La Croix 15/6/2016

jeudi 10 mars 2016  -> Ecrire

Attention ressource !

L’attention, bien sûr, est la chose la plus personnelle qui soit : en temps normal, nous sommes responsables de notre aptitude à la concentration, et c’est nous qui choisissons ce à quoi nous souhaitons prêter attention. Mais l’attention est aussi une ressource, comme l’air que nous respirons, ou l’eau que nous buvons. Leur disponibilité généralisée est au fondement de toutes nos activités. De même, le silence, qui nous rend possible l’attention et la concentration, est ce qui nous permet de penser. Or tout le monde actuel privatise cette ressource, ou la confisque.” La solution ? Faire de l’attention et du silence, des biens communs. Et revendiquer le droit à “ne pas être interpellé”…
Propos de Matthew Crawford recueillis par Weronika Zarachowicz – Télérama 3451 02/03/16 p. 43

jeudi 03 mars 2016  -> Ecrire

lire

Je suis triste de me dire que je ne me demanderai plus jamais quand son prochain livre sortira. Heureusement, il reste cette phrase qui n’a jamais eu autant de sens qu’aujourd’hui pour moi: «Celui qui ne lit pas aura vécu une seule vie. Celui qui lit aura vécu cinq mille ans. La lecture est une immortalité en sens inverse.»
Ondine Benetier – Slate – Umberto Eco m’a appris à lire – 20/02/2016

jeudi 25 février 2016  -> Ecrire

bar

Umberto Eco ne manquait donc pas d’exprimer son malaise. Et à coup de formules choc. C’est bien lui qui, en 2015, a parlé d’«invasion des imbéciles» pour qualifier les réseaux sociaux:
«Ils ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel.»
Daphnée Leportois – Slate – CultureTech & internet – 20.02.2016

lundi 04 janvier 2016  -> Ecrire

Alibiforain ! (*)

(page 269 – La conscience affective – Ferdinand Alquié – Ed Vrin 1979.)
A-t-on assez remarqué que le mot impatience, qui devrait signifier, de façon générale, notre refus de subir un mal quelconque, ne désigne guère, dans le langage courant, que notre refus de subir ce mal particulier qu’est l’attente ? Ce que ne supporte pas l’impatience, c’est que dure le temps qui nous sépare de ce que nous désirons.
* : propos sans rapport avec la chose en question (Ety. Alibi, ailleurs et forain, étranger).

jeudi 05 novembre 2015  -> Ecrire

Eloge

Si on y remplace systématiquement les employés par des robots, en effet, ce n’est pas seulement parce que c’est moderne. La vraie raison, la voici, exposée sans détour par le sous-directeur : « Avant, les travailleurs suivaient les règles, mais les nouveaux ont trop d’idées. C’est probablement positif pour leur créativité, mais une usine a besoin de règles pour tourner. » Les robots, eux, n’ont pas « trop d’idées » et n’ont nul besoin d’exprimer leur « créativité », notamment pour obtenir des salaires et des conditions de travail plus décents.
Alain Rémond – Le billet – p.28 – Journal La Croix – 4/11/2015

jeudi 01 octobre 2015  -> Ecrire

sarcasme

Afin de déterminer les mouvements d’opinion, en particulier lors d’une élection, les instituts de sondage ont de plus en plus recours à des algorithmes capables d’analyser les points de vue exprimés sur Internet, notamment sur les réseaux sociaux. Mais ces programmes sont confrontés à un problème de taille, constate The Washington Post :
ils sont incapables de saisir le second degré. “Le problème vient du fait que le sarcasme est en réalité plutôt sophistiqué, explique le quotidien américain. Dire (ou écrire) l’inverse du message que vous voulez diffuser est
ce que les linguistes nomment un discours implicite : c’est compliqué à repérer, en particulier sur Internet.

The Washington Post dans Courrier International « Ces algorithmes qui nous gouvernent » p. 46 n°1299 Septembre 2015

jeudi 03 septembre 2015  -> Ecrire

Temps

Pourquoi, depuis le début de vos travaux, la question du temps vous a-t-elle autant intéressé ?

Le temps m’intéresse d’abord parce que c’est le plus grand mystère. Personne ne l’a jamais compris. L’espace, on le comprend parce qu’il est réversible : on se promène dedans et on revient. Le temps, non. Il n’a qu’une seule direction. On ne revient pas. On ne peut pas le remonter.

En physique, on ne sait pas ce qu’est le temps. D’ailleurs, à l’heure actuelle, on sait qu’on ne pourra pas savoir ce que c’est. On ne peut même plus faire des horloges, on ne peut même plus définir la seconde. Depuis Einstein, on savait en théorie qu’on ne peut plus définir de temps commun à tout le monde.

Gérard Berry – Le grand entretien – Rue89-L’obs – 01/02/2015