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Contributions sur les systèmes d’information et le réseautage dans la Santé.
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Contributions sur les systèmes d’information et le réseautage dans la Santé.
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jeu

jeudi 05 janvier 2017  -> Ecrire

Ecran

C’est un des paradoxes d’Internet. L’instrument qui ouvre la porte de tous les savoirs peut être aussi un puissant facteur d’enfermement. L’écran de l’ordinateur ou du téléphone cesse alors d’être une fenêtre sur le monde et devient quelque chose qui nous dissimule une partie de la réalité.
Guillaume Joubert – Internet, l’effet bulle – La Croix, mardi 27 décembre 2016

jeudi 03 novembre 2016  -> Ecrire

Sécurité

Le concept de sécurité se situe à l’interface du désir et de la loi ou de la nature et de l’artifice : il désigne tout à la fois un état intérieur auquel on aspire et une garantie qui vient du dehors. Ce statut ambigu explique pourquoi l’individu qui désire la sécurité devient aussi facilement un sujet qui répond à l’interpellation des institutions censées la lui garantir.
Michaël Foessel – Etat de vigilance Critique de la banalité sécuritaire – Postface p. 163 – Ed. Points Essais 2010, 2016

jeudi 20 octobre 2016  -> Ecrire

erreur

La culture de l’erreur protège du sentiment de l’échec. Chaque élève effrayé par les sciences devrait apprendre que le savant est d’abord quelqu’un qui sait se tromper, que le progrès scientifique n’est rien d’autre, comme l’explique Bachelard, qu’une succession de rectifications.
Charles Pepin – Les vertus de l’échec – p.34 – Allard Editions 2016

jeudi 08 septembre 2016  -> Ecrire

Attention fragile !

[Crawford] invite à une éthique et à une écologie de l’attention, qui l’a considèrent comme notre bien le plus intime, fragile capacité quotidienne à donner du sens à notre vie, mais aussi comme un ressort du civisme (attention à l’autre), un bien commun à préserver, comme le silence, ingrédient essentiel du travail sur soi.
Dalibor Frioux – Pour une éthique de l’attention – Les Etudes n°4229 p.92 Juillet 2016

jeudi 04 août 2016  -> Ecrire

Seuls ensemble

Si les nouveaux modes de communication permettent sans conteste d’élargir les réseaux de sociabilité, ils s’accompagnent également d’un risque d’appauvrissement de l’échange. Exposer ses problèmes ou son mal de vivre, être à l’écoute, donner des conseils… exigent des modes de communication longs, qui impliquent totalement les protagonistes.
Philippe Moati – La société malade de l’hyperconsommation – p 157 – E. Odile Jacob – mai 2016

jeudi 07 juillet 2016  -> Ecrire

Sollicitude

On voit combien l’estime de soi relève de la relation, et particulièrement de la confiance. Pouvoir compter sur autrui est une capacité essentielle qui rend possible la confiance. C’est une capacité qui appelle la réciprocité: en effet, ce n’est pas simplement la personne vulnérable qui devrait compter sur l’aidant; c’est tout aussi bien l’aidant qui doit faire effort de s’appuyer sur ce que peut l’autre, et s’en faire le témoin. Cette dimension relationnelle de l’estime de soi est appelée par Ricœur la sollicitude, « où le recevoir s’égale au donner ».
Agata ZIELINSKI – être chez soi, être soi – Les Etudes – p.65 – Juin 2015

jeudi 16 juin 2016  -> Ecrire

chauffe et fume

Soit une entreprise française de 100 personnes. Selon l’Agence, chacun de ses salariés reçoit en moyenne 58 courriels par jour et en envoie 33. « L’envoi de 33 courriels d’un mégaoctet (2) à deux destinataires par jour et par personne génère des émissions équivalentes à 180 kg de CO2, ce qui équivaut à plus de 1 000 km parcourus en voiture. » Les cent salariés de l’entreprise lâchent donc tous les jours dans l’atmosphère l’équivalent de plus de 100 000 km en voiture.
[…]
Multiplier par dix le nombre de destinataires d’un message multiplie son impact climatique par quatre. Sélectionnons les destinataires. Ne répondons pas systématiquement « à tous ».
Laurence Cossé, Internet, qui chauffe et qui fume – La Croix 15/6/2016

jeudi 10 mars 2016  -> Ecrire

Attention ressource !

L’attention, bien sûr, est la chose la plus personnelle qui soit : en temps normal, nous sommes responsables de notre aptitude à la concentration, et c’est nous qui choisissons ce à quoi nous souhaitons prêter attention. Mais l’attention est aussi une ressource, comme l’air que nous respirons, ou l’eau que nous buvons. Leur disponibilité généralisée est au fondement de toutes nos activités. De même, le silence, qui nous rend possible l’attention et la concentration, est ce qui nous permet de penser. Or tout le monde actuel privatise cette ressource, ou la confisque.” La solution ? Faire de l’attention et du silence, des biens communs. Et revendiquer le droit à “ne pas être interpellé”…
Propos de Matthew Crawford recueillis par Weronika Zarachowicz – Télérama 3451 02/03/16 p. 43

jeudi 03 mars 2016  -> Ecrire

lire

Je suis triste de me dire que je ne me demanderai plus jamais quand son prochain livre sortira. Heureusement, il reste cette phrase qui n’a jamais eu autant de sens qu’aujourd’hui pour moi: «Celui qui ne lit pas aura vécu une seule vie. Celui qui lit aura vécu cinq mille ans. La lecture est une immortalité en sens inverse.»
Ondine Benetier – Slate – Umberto Eco m’a appris à lire – 20/02/2016

jeudi 25 février 2016  -> Ecrire

bar

Umberto Eco ne manquait donc pas d’exprimer son malaise. Et à coup de formules choc. C’est bien lui qui, en 2015, a parlé d’«invasion des imbéciles» pour qualifier les réseaux sociaux:
«Ils ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel.»
Daphnée Leportois – Slate – CultureTech & internet – 20.02.2016

lundi 04 janvier 2016  -> Ecrire

Alibiforain ! (*)

(page 269 – La conscience affective – Ferdinand Alquié – Ed Vrin 1979.)
A-t-on assez remarqué que le mot impatience, qui devrait signifier, de façon générale, notre refus de subir un mal quelconque, ne désigne guère, dans le langage courant, que notre refus de subir ce mal particulier qu’est l’attente ? Ce que ne supporte pas l’impatience, c’est que dure le temps qui nous sépare de ce que nous désirons.
* : propos sans rapport avec la chose en question (Ety. Alibi, ailleurs et forain, étranger).

jeudi 05 novembre 2015  -> Ecrire

Eloge

Si on y remplace systématiquement les employés par des robots, en effet, ce n’est pas seulement parce que c’est moderne. La vraie raison, la voici, exposée sans détour par le sous-directeur : « Avant, les travailleurs suivaient les règles, mais les nouveaux ont trop d’idées. C’est probablement positif pour leur créativité, mais une usine a besoin de règles pour tourner. » Les robots, eux, n’ont pas « trop d’idées » et n’ont nul besoin d’exprimer leur « créativité », notamment pour obtenir des salaires et des conditions de travail plus décents.
Alain Rémond – Le billet – p.28 – Journal La Croix – 4/11/2015